1. Les Beatles (1957 - 1970)

Jamais aucun groupe n'a eu autant de succès que le premier dont je vais vous parler, ils sont le premier groupe britannique à avoir percé aux US, le groupe « qui a vendu plus qu'Elvis », le groupe qui a le plus influencé la culture musicale populaire moderne... LE groupe !

John Lennon et Paul McCartney se rencontrent pour la première fois le 6 Juillet 1957 dans leur ville natale, Liverpool, après une représentation du groupe de John, les Quarrymen. Ils sont chacun impressionnés par les talents musicaux de l'autre et Lennon propose a McCartney de rentrer dans son groupe, le jeune homme accepte de suite.

Environs huit mois plus tard, après de nombreuses tentatives, Paul persuade John de faire entrer sont jeune ami (un certain George Harrison) dans le groupe. Grâce à ses talents de guitariste, l'adolescent fait vite partie intégrante de la bande.

Bien que les Quarrymen effectuent beaucoup de changements de formation, le trio Lennon-McCartney-Harrison reste bien soudé, et en mai 1960, le groupe amateur devient professionnel en signant sa première tournée sous le nom de Beetles.

Cette tournée écossaise est un désastre, mais lorsqu'ils reviennent, les BeAtles, sont conviés à s'installer à Hambourg où ils jouent six à sept heures par nuits, ce qui les forment définitivement à la scène. Ils sont ensuite transférés dans de nombreux clubs, dont un où il rencontrent l'exellent batteur Ringo Starr qui les rejoint quelques temps plus tard.

De retour à Liverpool, le groupe signe avec le manager Brian Epstein, qui leur arrange une audition chez EMI/Parlophone en Juin 1962, le producteur George Martin les repère de suite et les signe.

Leur premier single, Love Me Do, a un succès assez prononcé au Royaume-Uni
malgré ses paroles simplistes. Le second, Please Please Me, se vend beaucoup mieux et l'album du même nom est une explosion... Et c'est avec la sortie de She Loves You en Août 1963, que l'Europe est dévorée de la toute nouvelle Beatlesmania, il faudra quatre mois a l'Amérique pour plier avec la sortie de leur meilleur vente jamais effectuée, I Want to Hold Your Hand.

En 1964, c'est un planning chargé qui attend les garçons, avec le tournage du film A Hard Day's Night (dans lequel ils jouent), l'album de la bande son fait par eux-mêmes, et à la clé, la tournée mondiale la plus hystérique de tout les temps !

Si bien qu'ils paraissent un peu fatigués sur la pochette de leur quatrième album, Beatles for Sale, qui n'en reste pas moins très acceptable (même aujourd'hui).

En 1965, leur second film, Help ! est un tournage rythmé par leur récente découverte de l'herbe, qui donne au duo d'écriture Lennon-McCartney, une inspiration jamais atteinte auparavant, Rubber Soul, l'album qui viendra ensuite marquera le début d'une trilogie de 33tours qui figurent parmis les plus influents du rock.

En 1966, le second, Revolver, dont la production a été boostée par la prise régulière de LSD des quatre garçons, est considéré a l'époque comme le meilleur qu'ils feront jamais, les média se trompaient...

Le 1er Juillet 1967, le Summer of Love est marqué par la sortie du meilleur album jamais enregistré, après un an de silence, les Beatles sortent l'Album : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, jamais une pochette n'a été si colorée, jamais un son n'a été si étoffé, jamais un album n'a atteint ce chiffre de vente, c'est à ce moment que les Beatles obtiennent leur titre de Meilleur Groupe de Tout les Temps.

Ensuite tout aurait put finir, le projet Magical Mystery Tour est un desastre et les Beatles prennent quelques vacances en Inde en compagnie du gourou Maharishi Mahesh Yogi, pour se désintoxiquer entre autres. Mais après la rumeur de quelques attouchements sexuels sur leurs propres femmes de la part du Marishi, les vacances se terminent et l'album 'Blanc', ruminé durant toute cette période est enregistré et vendu en tant que double album par la nouvelle compagnie créée par eux-même, Apple Records. Le Blanc est un de leurs meilleurs album et les garçons reprennent du poil de la bête, sauf John qui, a peine sorti des pilules, sombre dans l'héroïne avec sa nouvelle femme, Yoko Ono.

1969 : McCartney prend les commandes avec le projet Get Back, un grand retour des Beatles en concert (qu'ils avaient arrêter depuis trois ans). Mais McCartney se prend bien trop au sérieux et les tensions qui s'étaient créées à leur retour d'Inde resurgissent, financières, avec la mort de leur manager Brian Epsein à qui la paperasse parlant d'argent étaient réservée, physique, avec Lennon qui ne peut plus faire un morceau correcte, et surtout relationnelle avec les remarques mal placées que la petite Yoko lance de temps à autre sur les morceaux. Bref, le projet et horriblement retarder et charcuté, et les Beatles don't Get Back. Mais l'album Abbey Road, qui sort en Octobre est la plus grosse vente qu'ils atteindront jamais.

Si ont dit que les Beatles sont LE groupe des sixties, c'est parce qu'ils sont nés au début et morts à la fin, en 1970 le groupe ne se rejoindra même pas et l'album Let It Be mixé et produit par Phil Spector sur des vieilles bandes du projet Get Back déclenche les foudre de McCartney, l'album n'a plus le caractère "standard" qui avait été prevu a l'époque. Il dissout définitivement le groupe.

Ils n'auraient pas survécu dans les seventies de toutes façons, let it be...

# Posté le mardi 20 mars 2007 12:28

Modifié le jeudi 28 juin 2007 08:04

2. Elvis Presley (1935 - 1977)

Dans tous les classements d'artistes rock qu'on pourra jamais faire, les Beatles seront là, et Lui derrière, ils étaient anglais, il était américain, ils étaient les pionniers de la Pop dans les années soixante, il était dejà avant eux le pionnier du rock'n'roll dans les années cinquante, il sont encore les artistes les plus vendus, il est derrière, il sont premiers, il est deuxième.

Elvis Aaron Presley, né le 8 janvier 1935 à Tupelo dans le Mississipi, passe son enfance dans une famille pauvre, il est le fils unique de Gladys Smith et de Vernon Presley. Lorsqu'il atteint ses treize ans, les difficultés financière de ses parents, sans emplois, les obligent à déménager à Memphis dans le Tenesse, où ils vivent dans un deux-pièces social. Très vite le petit Elvis se met à travailler, il tond les pelouses, lave les voitures, vend des cornets de glace en dehors de l'école... A sa sortie de lycée, l'adolescent ne rêve que d'une chose : devenir conducteur de camion. Il finit par dégoter un travail de livreur à la Crown Electric Company.

En 1953, il pousse la porte du studio d'enregistrement Sun Records, pour enregistrer deux chansons à ses frais et finalement offrir le disque à sa mère. La secrétaire du studio, Marion Keisker, lui reconnaît une belle voix et envoie une copie du disque à son patron, le producteur Sam Phillips qui à ce moment là recherche un chanteur.

Phillips se montre intéressé et propose une audition à Elvis, une fois l'audition passée le producteur lui reconnaît un certain talent et convoque le contrebassiste Bill Black et le guitariste Scotty Moore pour le soutenir musicalement. Après une journée hasardeuse d'improvisation, le groupe finit par sortir une version rock'n'roll du blues That's All Right Mama qui devient leur premier single. Jusqu'en 1955 il sortira une série de single chez Sun Records qui, malgré leur succès modeste à l'époque, feront partit de la compilation de 1976, The Sun Sessions, qui est aujourd'hui considéré comme son meilleur album de pionnier du rock. Sa maison de disque le fait tourner à l'époque dans le sud des Etats-Unis où ses déhanchements provocateurs en font l'idole des jeunes et l'ennemi juré de leurs parents.

En 1955, après l'obtention de son premier numéro un (I Forgot to Remember to Forget) et une de ses apparitions hystériques dans le show télévisé floridien Louisina Hayride, l'homme à vingt ans à peine signe un contrat avec Thomas Andrew Parker qui deviendra son manager jusqu'à sa mort (« Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant ! »). Parker, pour mettre Elvis en confiance, lui offre trois cadeaux, le premier : un contrat avec RCA, la plus grosse entreprise musicale du monde, le second : un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel, et enfin le troisième : une apparition télévisé au Ed Sulivan Show qui atteindra à l'époque, le record de la plus grosse audience : 50 millions de téléspectateurs (plus de 80 % des parts d'audience, record qui sera battu dix ans plus tard par les Beatles eux-même), le King du rock'n'roll est né.

Jusqu'en 1958, après Heartbreak Hotel, le King enchaînera ses plus grands succès : Blue Suede Shoes, I Want You I Need You I Love you, Don't Be Cruel et enfin le très suggestif Hound Dog (chien de chasse).

Alors qu'il se paye quelques vacances bien méritées à l'abri des folies furieuses des concerts et des fans hystériques dans sa maison baptisée Graceland, bd. Memphis Sud, il reçoit le 20 janvier 1958, un courrier de la US Army : la rock star a l'obligation de faire son service militaire en Allemagne (où son succès est également présent ainsi que dans le reste de l'Europe). Jusqu'en mars 1960, le chanteur sera éloigné de la jeunesse américaine « perturbée » par son influence. En Allemagne il fera la conaissance de Pricilla Beaulieu (14 ans) avec qui il se mariera et aura une fille (Lisa-Marie), il s'en séparera en février 1972 pour épouser sa seconde et dernière compagne, Dee Stanley.

A son retour au début des années soixante, la musique n'est plus la préoccupation du rockeur, il passe un contrat avec Hollywood pour jouer dans des longs métrages, il avait déjà joué à la milieu fin des années 50 dans des films a grand succès tel que Love Me Tender, Loving You, Jailhouse Rock ou bien son meilleur, King Creole (prévu pour James Dean à la base). Tout le long des sixties, le King jouera dans une série de vingt sept films, tous plus médiocres les uns que les autres...

En 1968, c'est au milieu d'une scène Pop encombrée de petits groupes anglais (Beatles, Rolling Stones, Who...) qu'Elvis passe dans son one man show Elvis '68 NBC Special, jamais une émission de variété ne connaîtra un tel succès.

Les années soixante dix sont les années du retour, negligeant les séances d'enregistrement, Elvis troque Bill Black et Scotty Moore contre le TCB band qui se livre avec lui aux foules venues écouter religieusement un Elvis dont le corps s'est gonflé, le visage bouffi, les mains enflé, à cause des concerts intenses qu'il donne dans sa nouvelle ville, Las Vegas. Il chante alors ses standards devenus hymnes religieux, psalmodiant avec sa voix d'outre-tombe malgré ses nombreux trous de mémoire.

Nous sommes le 15 août 1977 à l'hôtel Ridgeway de Memphis, la veille de sa mort. Elvis devant partir le lendemain pour une énième tournée américaine après avoir passer la nuit avec des amis et interprété les dernières chansons de son existence sur son piano, se couche tard, vers six sept heures du matin le 16 août 1977. Il est retrouvé mort au milieu de l'après-midi dans sa salle de bain, son décès est dû à une crise d'arythmie cardiaque. Elvis, pour suivre le rythme des tournées endiablées, entretenait une consommation régulière de médicaments qui furent la principale cause de sa mort ; il avait quarante-deux ans.

Le Roi est mort, vive le Roi ! (mais qui ?)

# Posté le vendredi 23 mars 2007 17:20

Modifié le jeudi 28 juin 2007 07:59

3. Les Rolling Stones (1960 - présent)

Si Elvis sera toujours le second artiste, eux seront toujours le second groupe, les Beatles étaient du Nord, ils étaient du Sud, les Beatles étaient des beaux jeunes homme polis, ils étaient des Sex Symbols pervers, les Beatles étaient quatre, ils étaient cinq. Contrairement à ce que beaucoup dise, je pense que les Stones n'ont jamais pu se détacher de leur étiquette « Attention ! Méchant Beatles », mais les Rolling Stones ont toujours eut quelque chose, quelque chose de plus, de plus rock que les Fabs (Beatles), qui fait que maintenant, je les classe troisièmes...

L'anecdote est maintenant devenue légende, Octobre 1960 : Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfances qui s'étaient perdus de vu se rencontrent sur le quai de la gare de Dartford. Keith est alors interpellé par les disques que Mick porte sous le bras (essentiellement du Muddy Waters ou du Chuck Berry...), les deux adolescents se découvrent une passion commune et quelque temps plus tard, ils décideront de formé un groupe avec le bassiste Dick Taylor (qui les quittera pour former les Pretty Things) : the Little Boy Blue and the Blue Boys.

A l'époque, pour se faire connaître, le groupe fréquente assidûment les clubs de Jazz de Londres, notamment le Ealing ou ils font la connaissance des prochains membres du groupe : le guitariste Brian Jones, et le fabuleux batteur Charlie Watts. Ils se nomment à présent les Rollin' Stones (titre d'une chanson de Muddy Waters).

Après un hiver difficile passé en collocation à Edit Groove, Mick Keith et Brian sont décidés à devenir professionnels, ils s'installent au Marquee Club où ils rencontrent le bassiste Bill Wyman, plus expérimenté qu'eux et mieux équipé, il remplace Taylor.

En janvier 1963, Gorgio Gromelsky devient leur manageur et les transfert au Crawdaddy Club. Au début, l'audience se compose d'une dizaine d'adeptes, puis très vite le publique grandit, et le nombre de demande dépasse la taille de la salle. Au bout de six mois, le jeune publicitaire Andrew Loog Oldham, voit en eux ses Beatles (en plein succès à cette époque), il les vole sans grande difficulté à Gromelsky et leur fait passer une audience chez Decca Records (célèbre pour avoir laisser échapper les Beatles un an et demi plus tôt). Dick Row ne fera pas une seconde erreur et verse aux nouveaux venus un budget convenable pour enregistrer et produire un hit anglais, Come on (une reprise de Chuck Berry) qui en devient un.

Après un second hit (I wanna be your man signé Lennon/McCartney), le groupe fait ses premières apparitions TV et choque le publique en se démarquant des Beatles : Leurs cheveux longs et leur refus de porter un costume cravate sur scène en font la version rebelle des Fabs (Beatles), ce qui n'est pas fait pour déplaire aux médias et à beaucoup d'autres jeunes. Les concerts devenus quotidien les obligent à quitter leurs petits boulots et leurs études et à devenir les Rolling Stones pour de bon. Fort de vouloir son groupe aussi connu que les quatre de Liverpool, Oldham fait un des actes les plus importants du rock : il oblige Jagger et Richards à s'associer comme auteur/compositeur, cette association porte ses fruits et bientôt les deux gamins pondent ce qui va devenir leurs plus grands succès partout dans le monde (y compris en Amérique où ils ont percé quelques temps plus tôt avec la reprise de Not Fade Away).

The Last Time, (I Can't Get No) Satisfaction (leur plus grosse vente encore aujourd'hui), As Tears Go By, Get Off of My Cloud, 19th Nervous Breakdown... Les succès s'enchaînent, bien vite après leur première période influencée par le blues, les Stones sont entraînés comme la plupart des groupes à l'époque, dans la vague psychédélique indienne, Paint it Black, Under My Thumb, ou les albums Aftermath, Beetween the Buttons ou Their Satanic Majesties Request qui en sont le parfait exemple.

1966 est l'année du repos, les Stones comme les Beatles avant eux, stoppent les concerts pour se concentrer chacun sur des activités diverses (production, composition, tournage...). 1967 : premières arrestations pour possession de stupéfiants, commencement du déclin de Brian, s'enfonçant dans le sexe et la drogue.

1968 : comme pour Elvis, l'année du retour, le désastre de Their Satanic (considéré comme une pâle copie Sgt. Pepper's) est un message pour Keith : il doit cesser de chercher dans l'expérimentation et retourner aux sources, en réécoutant ses vieux disques blues, il compose sur sa guitare folk les premier morceaux de Beggar's Banquet, le groupe se remet en selle, sauf Brian qui sera renvoyé quelques temps plus tard, puis retrouvé noyé dans sa piscine, il était asthmatique. Jumpin' Jack Flash, Street Fighting Man, Sympathy for the Devil sont les morceaux de l'indépendance par rapport aux Beatles, les Stones s'affirment comme l'un des plus grands groupes de rock au monde.

1969 : les Stones progressent avec Let it Bleed, un album beaucoup plus violent que le précédent. '69 est également l'année du retour à la scène, avec Mick Taylor comme nouveau guitariste, ils donnent un concert gratuit à Hyde Park puis un autre à Altamont (ce dernier sera désastreux par rapport au précédent à cause du manque de sécurité autour de la scène).

Après avoir vu Oldham partir en claquant la porte, les stones quittent Decca Records et passent chez EMI en créant la Rolling Stones Corps (dont le logo est la fameuse langue provocatrice), et en y produisant l'album Sticky Fingers, puis après des sessions d'enregistrement noyées dans l'héroïne à Red Land (la propriété de Keith située dans le sud de la France), Exile On Main Street, considéré aujourd'hui encore comme l'album de leur apogée.

Ensuite, la volonté apparente de Keith Richards à vouloir suivre le même chemin que Brian fait de lui un boulet pour le groupe qui est pris en main par Jagger et Mick Taylor. Les deux albums Goat's Head Soup et It's Only Rock'n'Roll sont fait de toutes pièces par les deux nouveaux collaborateurs.

En 1975, Taylor se lance dans une carrière solo et est remplacé par Ron Wood. Le groupe est alors entièrement pris en charge par Jagger, sortant des albums tout aussi bâclés et commerciaux que les deux fait avec Taylor.

La fin des années soixante-dix sera marquée par découverte du disco (Some Girls), puis les années quatre-vingt seront les années du sale boulot (Dirty Works), le groupe sera négligé par les membres, se lançant dans des carrières solos.

Mais Jagger est intelligent et comprend que tout seul il fait cinq fois moins de bénéfice, par chance, Keith vient de se faire sevrer de son addiction a l'héroïne et est partant pour réécrire avec lui, les années quatre-vingt-dix marqueront le début de l'éternel retour (Steel Wheels), réformé (sans Wyman qui se satisfait de ses prouesse en solo), le groupe recommence à jouer le rythme endiablé des rock stars, faisant chaque année une nouvelle tournée mondiale, ressortant chaque fois des albums n'ayant plus aucun intérêt autre que celui du commercial.

Cette article est un article inachevé car les Rolling Stones sont toujours parmis nous, du haut de leur soixantaine, et ils nous regarde encore, se demandant si un jour nous allons arrêter de croire au vrai retour des jeunes rebelles de Londres, mais si un jour vous les rencontré, tachez de dire :
Please to meet you...

# Posté le mardi 24 avril 2007 15:17

Modifié le jeudi 28 juin 2007 07:52

4. Bob Dylan (1941 - présent)

Lorsqu'on en a finit avec les trois légendes qui s'obstinent à suivre les conseils des médias et à faire de la lèche aux photographes, on tombe sur la quatrième, la petite dernière qui se comporte en rebelle, mais qui en reste, pour moi, la plus intelligente et la plus complexe, cette merveille de la nature qui n'a jamais voulu être populaire et qui, à soixante cinq ans, est le plus vieil artiste de tous les temps à être numéro un au Billboard, et quatrième de mon classement...

Robert Allen Zimmerman (plus connu sous le nom de Bob Dylan) naît le 24 mai 1941 à Duluth dans le Minnesota. Beatrice Stone et Abraham Zimmerman ses parents, sont d'origine juive, leurs propres parents s'étant installé en Amérique pour fuir les pogroms présents en Europe de l'est. En 1947, Robert, David (son jeune frère) et leurs parents déménagent à Hibbing où habite son grand-père maternel. A l'age de huit/neuf ans, le petit Robert s'intéresse au piano, puis à la guitare, et enfin à l'harmonica. Ses inspirations seront d'abord la country (Hank Williams), puis le blues (Muddy Waters) qu'il écoute à la radio, et enfin le rock'n'roll (Elvis, dont la gestuelle provocatrice sur scène l'impressione). Au lycée, il fait parti d'un groupe nommé the Golden Chords, formé de jeunes talents, certains membres lui échangerons des disques de Jazz et de Rythm'n'Blues qui vont fortement l'influencer.

En septembre 1959, à dix-huit ans, il intègre l'université du Minnesota pour y suivre des cours seulement pendant quelques mois, car à Dinkytown où il s'est installé, il découvre le folk, c'est une révélation et l'étudiant consacre sa vie à cette musique, il se met à jouer dans des café Folk pour 2 ou 3 dollars et se fait alors appeler Bob Dylan...

Alors qu'il joue de sa guitare désaccordée en chantant de sa voix rauque et monotone avec ses airs de vagabond dans un café nommé the Scholar, Dylan rencontre un étudiant nommé David Whittaker qui lui fait découvrir le chanteur Woody Guthrie, Dylan dévore l'autobiographie de ce dernier (Bound For Glory), et décide de monter à New York pour le rencontrer. Il y arrive fin Janvier 1961 alors que la ville est assiégée par le froid, il va directement à Greenwich Village et s'installe au café Wha ? où il rencontre Woody. Les deux hommes se lient d'amitié et, par l'intermédiaire de Guthrie, il noue des relations avec des artistes de la scène Folk New Yorkaise. Alors qu'il cherche du travail dans les nombreux cafés de la ville, il rencontre Susan Rotolo, qui lui fait découvrir des artistes littéraires, tel que Bertold Brecht, François Villon ou Arthur Rimbaud. Ces artistes vont créer Bob Dylan de toutes pièces, lui faisant découvrir une passion pour l'écriture et le faisant devenir l'un des écrivains les plus critiques de leur temps. Engagé par un manageur, Mike Porco, il fait, le 11 avril, la première partie du guitariste John Lee Hooker, son style fait de l'effet et il rejoue le 26 septembre. Trois jours plus tard, Robert Shelton du New York Times publie l'article « Le nouveau visage de la Folk ».

Alors qu'il travaille temporairement au dénommé Club 27, il rencontre Carolyn Hester, une chanteuse de Folk qui vient de signer avec Columbia Records, Carolyn recherche un harmoniciste pour son premier disque et elle propose le job à Dylan qui accepte. Lors d'une séance d'enregistrement, Dylan joue un de ses morceaux : Come Back Baby, qui séduit le producteur John H. Hammond, au fur et à mesure des séance le producteur se rend compte du talent caché de Dylan, il lui fait signer un contrat avec la maison.

La machine est lancée : le 4 novembre 1961, il fait son premier concert en tête d'affiche et en mars 1962, sort son premier album, Bob Dylan. L'album est mal vu par tout le monde et se vend mal mais Hammond défend farouchement le contrat.

Heureusement, Dylan acquière progressivement de la notoriété grâce aux textes révolutionnaires qu'il publie dans Broadside Magazine, tel que Blowin' in the Wind. Ces textes construiront de toutes pièces son second album, the Freewheelin', qui connaîtra un succès plus prononcé que le précédent. Le 28 août 1963 il marche sur New York, accompagné de 200 000 pacifistes afin de dénoncer les inégalités subies par la population noire en Amérique, Blowin' devient l'hymne de ce mouvement. Sa relation amoureuse avec la pacifiste Joan Baez renforce son image anti-raciale, si bien qu'il est invité à recevoir le prix Tom Paine représentant le symbole de la liberté et de l'égalité. Mais la responsabilité qu'implique le mouvement anti-raciale l'ennuie vite et en 1964, il s'éloigne de Joan pour se consacrer à sa musique : « Je ne fais parti d'aucun mouvement ! ».

The Time They Are A-Changin', le troisième album évoque les humeurs changeantes d'une Amérique en pleine mutation, le 26 octobre 1963, il donne un concert devant 3000 spectateurs (sont plus gros public jusque là) au Carnegie Hall, les jeunes adolescentes hystérique l'obligent à se cacher pour retourner dans sa loge. Another Side, le quatrième, porte bien son nom, en effet, au lieu de parler de révolution et de changement, Dylan parle d'amour, les médias sont durs, cela n'est pas du Dylan, ça ne s'engage pas, ça parle d'histoires d'amours stupides, c'est plus Pop que Folk, ça ne vaut rien...

Mais Dylan change et on n'y peut rien, en 1965, six mois après avoir rencontrer les Beatles, il se rend compte d'une chose : l'avenir est dans l'électrique, il commence alors l'enregistrement d'un album mi-Rock, mi-Folk, Bringing it All Back Home, mais les fidèles ne suivent pas et boudent... tant pis, Dylan est lancé et trois mois plus tard sort Highway 61 Revisited (son meilleur album) entièrement électrifié qu'il a enregistré avec le groupe Hawks (futur Band), il se lance alors dans la plus longue tournée mondiale jamais effectuée (et la plus huée surtout), le sort en est jeté : Dylan ne sera jamais là où on l'attend. Blonde on Blonde, le septième album, et premier double album de l'histoire du rock sera et est aujourd'hui encore considéré comme un chef d'œuvre d'écriture.

En juillet 1966, la vie Rock pleine d'excès de l'artistes est brutalement arrêtée par un accident de moto qui l'envoie trois ans or de la scène, John Wesley Harding qui sort en 1968 à la surprise générale (on croyait Dylan mort) fait la déception des fans : c'est un album acoustique, calmé, un retour aux sources country. Les deux albums suivants suivront malheureusement ce courant à la déception de tous les admirateurs qui étaient à la recherche d'un Dylan meneur et non pas d'un père de famille chantant des histoires gentillettes au coin du feu.

La première partie des années soixante-dix sera jugée plus tard comme une période pauvre, un double album moyen (New Morning), une participation assez controversée au Concert for Bangladesh, un pauvre rôle dans un western dont il compose la bande son (Pat Garett and Billy the Kid), puis enfin un album jugé médiocre avec Band (Planet Waves, qui sera jugé sans intérêt particulier). En 1975, Dylan s'ennuie, il veut refaire des concerts et réacquérir le titre de Rock Star, lequel il avait refusé quelques dix ans plus tôt, et c'est un Dylan plus fort et plus sûr de lui qui reconquit le public endormi et continue à l'étendre. Après son divorce d'avec sa femme Sara, il sort Blood On the Tracks, considéré comme l'un de ses plus grands chef d'œuvres, l'album, démontrant tout les aspects de la vie amoureuse est bien le premier album de Dylan à avoir autant de succès auprès du public. L'année suivante, une tournée épique tentant de raviver l'esprit hippie dépassé à l'époque résultera dans l'album Desire, le dernier album acceptable du chanteur avant une trentaine d'années, en effet, Street Legal le dernier disque de cette période nous montre un Dylan fatigué et déprimé.

En 1979, le chanteur se convertit du jour au lendemain au christianisme et sort les trois album les plus médiocre de sa carrière, aussi bien musicalement que lyriquement (excepté pour Slow Train Comin').

Au début des années quatre-vingt, il met violement un terme à sa période christianique et commence sa décennie la plus mauvaise du début à la fin.

Le début des années quatre-vingt-dix sont les années de la réconciliation avec les médias, avec deux albums de retour aux sources (As Good As I Been To You et World Gone Wrong), plutôt pessimistes.

Mais pour une personnalité légendaire tel que Dylan, le vrai retour se fait avec l'édition de sa dernière trilogie : Time Out Of Mind, Love and Theft et Modern Times. D'après les spécialistes de Dylan, ces trois albums édités depuis le milieu des années quatre-vingt-dix jusqu'à nos jours, marquent le début d'un éternel retour, en effet, comme les Rolling Stones, le chanteur ne cesse que faire des concert sur les cinq continents...

Like a rolling stone ! (ou Like the Rolling Stones).

# Posté le mercredi 25 avril 2007 18:08

Modifié le jeudi 28 juin 2007 08:00

5. Led Zeppelin (1968 - 1980)

Beaucoup pourraient protester et dire qu'ils ne sont pas classés bien haut pour la légende qu'ils représentent, je me suis moi-même questionné à plusieurs reprises pour savoir si je ne pouvais pas les mettre à la troisième ou à la seconde place, mais les quatre premiers artistes légendaires les font tomber avec desespoir à la cinquième misérable position...

Juillet 1968 : alors qu'ils ont encore plusieurs dates de concerts à honorer, les Yardbirds explosent en plein vol. Le dernier membre restant, Jimmy Page, encore sous contrat, a le devoir de former un groupe pour terminer la tournée anglaise accompagné du manageur Peter Grant. Le bassiste/clavier John Paul Jones l'apprend et contacte Page, qui, connaissant le professionnalisme de Jones, l'accepte tout de suite en tant que bassiste. Pour le chanteur, Page contacte tout d'abord le vocaliste Terry Reid, qui décline son offre mais l'oriente vers un jeune talent nommé Robert Plant. Après une audition, Plant est in. Pour le batteur, Plant propose le virtuose John Bonham récemment intégré dans le groupe de Joe Cocker. Sous la pression de Page et de Grant, il quitte Cocker pour les New Yardbirds.

Avec un son emprunté a Jeff Beck et un look proche de celui des Who, les New Yardbirds font une tournée anglaise puis une tournée Scandinave toute deux éclatantes. Le 9 novembre 1968, ils prennent le nom de Led Zeppelin (« Ce groupe va couler comme un dirigeable de plomb » - Keith Moon).

Quelques temps plus tard, leur manageur Peter Grant obtient un contrat de cinq ans avec Atlantic Records, après une session d'une trentaine d'heures ils enregistrent leur premier opus (Led Zeppelin) qui sort le 12 Janvier 1969, avec l'aspect d'un album live. L'album conquit l'Amérique avec des riffs ravageurs fortement influencés par le blues et la folk, le tout accompagné par un chanteur surpuissant. Une tournée américaine est alors organisée, Led Zep seul en tête d'affiche. En effet, les prestations d'en moyenne quatre heures ne permettent pas au groupe d'avoir une quelconque première partie.

Le 22 novembre 1969, le second opus (Led Zeppelin II) sort dans la même veine que le premier mais se vendra toutefois bien plus et fera du Zeppelin le plus gros vendeur du début des années soixante-dix. Malgré tout, la presse reste divisée, le groupe faisant parfois preuve d'un sexisme et d'une violence injustifiés, le tout rythmé par la spirale incessante de la drogue dure.

Le 5 octobre 1970, le troisième (Led Zeppelin III) marque un tournant décisif pour la musique du groupe, les deux précédent disques se contentant de servir des morceau hard issue d'improvisations lives étoffées par les solos démonstratifs de Page (40mn de solo par morceau en moyenne), ce disque précis fait entrer en scène la Country qui, associée au hard, devient l'essence même de l'album.

L'apogée du groupe est marquée le 8 novembre 1971 par la sortie du quatrième opus (appelé le plus souvent Led Zeppelin IV) qui sera l'une des plus grosse vente américaine de l'histoire de l'industrie musicale, notamment grâce au classique Stairway to Heaven (souvent considérée comme la plus belle chanson jamais gravée sur des sillons), l'album, particulièrement remarquable par le fait que le nom du groupe n'y figure nulle part, est rempli de chansons semblables a Stairway, souvent inspirées des textes de Tolkien tel que le Seigneur des Anneaux.

Le 28 mars 1973, la descente aux enfers commence, deux ans après le quatrième album, le cinquième, Houses of the Holy (le premier à avoir un nom propre), propose en plus du Hard Rock, des variations dans le Funk et le Reggae, malheureusement, cela dément une certaine perte de spontanéité chez le groupe. Mais malgré la voix usée du chanteur, l'album reste encore un des meilleurs du dirigeable.

1974 : le groupe crée son propre label, Swan Songs, avec lequel ils sortent le dernier disque légendaire du Zeppelin, le double album Physical Graffity, le 24 février 1975.

La fin resta malheureusement inchangeable, en 1976, après un album hué par la presse (Presence), la montée indiscutable du punk et la mort regrettable du fils du chanteur (Karac Plant), le groupe fait une pause de deux ans.

Le 15 août 1979, le dernier album, In Through the Out Door et considéré par les spécialistes comme l'album de John Paul Jones, Page est en effet prisonnier de la drogue à cette époque. Le synthétiseur de Jones sonnera donc les dernières heures du dirigeable.

Le 24 septembre 1980, après un abus considérable de vodka, le batteur John Bonham meurt étouffé par son vomit. Le membre est irremplaçable et de toute manière les membres restant cherchent depuis longtemps à clore l'histoire du Zeppelin...

They spent a long time to the Rock'n'Roll...

# Posté le samedi 12 mai 2007 15:32

Modifié le jeudi 28 juin 2007 08:02